Surf : Les JO Tokyo 2020… dans une piscine à vagues ?

Vous n’avez pas pu passer à côté de l’information, en 2020 le surf fera sa grande entrée aux Jeux Olympiques ! Mais où aura lieu l’épreuve de surf des Jeux Olympiques de Tokyo ? Dans l’océan… ou sur une vague artificielle ? La question mérite d’être posée, à l’heure où les « wavepools » se multiplient aux quatres coins du globe.
Nos confrères de Stab Magazine ont été les premiers à allumer la mèche, en menant leur enquête sur ce que pourrait être l’épreuve de surf aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Pour être clairs, les JO pourraient se disputer…. dans une piscine à vagues, alors que la vague artificielle de Kelly Slater sera au calendrier 2018 du championnat du monde. Un champion olympique couronné dans une piscine à vagues, est-ce vraiment sérieux ? Il y a encore un an, le recours aux vagues artificielles n’était pas envisagé pour Tokyo 2020, et trois spots étaient en concurrence : Chiba, Kanagawa et Izu. Depuis, la donne paraît donc avoir changé….

Johanne Defay sur la vague de Kelly Slater

Stab cite en effet deux sources interrogées qui laissent à penser, selon eux, que les JO nippons se disputeront sur une vague artificielle. Jugez plutôt…
« Selon ma première source – un homme de l’industrie qui a récemment visité le Japon – la WSL a fait du repérage dans la région de Tokyo dans l’espoir de trouver un endroit approprié pour une piscine à vagues. Considérant la récente acquisition de Kelly Slater Wave Co. par la WSL, on peut supposer qu’ils cherchent à construire une piscine de style Lemoore (le Surf Ranch de Kelly Slater, ndlr) au Japon », lâche le journaliste de Stab. Certes, mais la WSL et le CIO sont deux entités bien différentes, et après tout, la WSL cherche peut-être simplement à étendre son « catalogue d’offres » de compétitions en piscines à vagues. Cela dit, la WSL (qui a racheté la vague de Slater) a tout intérêt à ce que les Jeux se déroulent sur vague artificielle, business is business…
Place donc à la seconde source référencée par Stab, une personne qui s’est récemment rendue à Lemoore, au Surf Ranch de Kelly Slater. Cette personne y a discuté avec un ingénieur, et ce dernier lui aurait affirmé qu’un de leurs principaux clients voulait que l’équipe améliore certains aspects de la piscine, « notamment la durée entre les vagues propres, afin de se préparer à une compétition majeure. » De là à penser aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?
Lorsqu’il lui a été demandé si ce client et la compétition étaient liés aux JO, l’ingénieur a répondu: « Eh bien, techniquement, je ne peux rien dire, mais je pense que vous pouvez rassembler toutes les pièces du puzzle…. »

Kelly Slater sera t-il aux JO 2020 ? On l’espère !

Le journaliste de Stab a ensuite pu s’entretenir avec Fernando Aguerre, président de l’International Surfing Association (ISA) et porte-parole officiel du surf pour les Jeux Olympiques de 2020. « La décision officielle actuelle est que les Jeux Olympiques auront lieu dans l’océan« , a certifié Fernando Aguerre. « Mais le CIO et le Japon peuvent changer d’avis s’ils le souhaitent. »
La World Surf League n’a, elle, pas voulu faire de commentaires sur le fait de savoir si l’épreuve de surf des JO de Tokyo pourrait se disputer sur une « wavepool » du type de celle de Kelly Slater.

Alors, informations fiables ou à prendre avec des pincettes ? Chez Adrenaline Hunter, on préfère attendre d’en savoir plus avant de s’emballer (ou de s’attrister), mais encore une fois, consacrer un champion olympique dans une piscine à vagues est-il un signal crédible envoyé au reste du monde  sportif ? L’océan ne doit-il pas rester le seul juge de paix pour ce type d’épreuves ? N’y perdrait-t-on pas l’esprit du surf, tout simplement ? La question mérite, encore une fois, d’être posée…