Maxence Cavalade nous parle du Speedriding

Maxence Cavalade, c’est un peu la définition même du « Touche à tout ». Dans sa signature mail, ce n’est pas un titre mais cinq qui s’enchainent : Diplômé en kinésithérapie de l’HEPHS, moniteur de Ski/Snowboard et Télémark (BEES), professeur de Judo et Ju-Jistu (BEES), moniteur de plongée sous-marine (BEES, Instructeur PADI) et enfin moniteur de parachutisme !

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Mais aujourd’hui, on va plutôt s’intéresser à ses talents dans le domaine du speedriding ! Une activité qui se pratique de plus en plus mais qui reste encore un peu flou dans les démarches à suivre pour la pratiquer… c’est quoi, on en fait comment, quand et où ?

C’est à l’occasion de la diffusion d’un de ses épisodes Follow Me  au Winter Film Festival de Bourg Saint Maurice (5 novembre 2016), qu’on a parlé de cette discipline avec lui.

Et voici ses conseils, tout particulièrement pour vous, chers junkies d’adrénaline :

Adrenaline Hunter (AH.) Pourquoi pratiquer le speedriding ?

Maxence C. Pour entremêler deux sensations : la glisse et le vol.

Toute la dimension du Speedriding est dans la possibilité d’exploiter le terrain dans les trois dimensions de l’espace. On n’évolue plus seulement en deux dimensions sur le plan offert par la pente enneigée. On ajoute la dimension aérienne qui nous offre la possibilité de s’échapper pour survoler un obstacle, aller se poser sur un dôme enneigé, faire une figure acrobatique aérienne grâce à cette voile qui nous porte et qui nous emmène dans de nouvelles trajectoires.

AH. J’aime le ski. Est ce que je vais forcément aimer le speedriding ?

Maxence C. Nous, Speedriders, aimons avant tout skier. Beaucoup de gens s’interrogent sur l’intérêt de skier avec une voile au dessus de la tête. Je leur répond souvent que cette voile nous allège, elle nous conduit littéralement dans la trajectoire et nous offre une autre façon de glisser, entre neige et air.

Au delà du vol et de la sensation forte, le Speedriding est avant tout, un autre art de glisser.

AH. Quelles compétences je dois avoir pour commencer le speedriding ?

Maxence C. La qualité principale du Speedrider c’est la capacité à skier vite, dans tout type de neige et dans des terrains variés, accidentés et souvent complexes.

Le niveau de Ski et l’expérience en Hors-piste sont les deux éléments indispensables selon nous pour bien commencer l’apprentissage. Savoir déjà piloter une voile (parapente, kite, parachute etc…) pourra parfois aider dans la progression par la suite, mais n’est certainement pas un pré-requis pour débuter le Speedriding.

Une personne qui sait déjà évoluer à ski en « toute neige » , lire des trajectoires et analyser un terrain complexe rencontré en hors-piste sera parfaitement disposé à manier sa voile et à piloter sans devoir se concentrer sur ses pieds et donc rapidement devenir un « bon pilote ».

Selon moi, il est même souvent mieux de ne jamais avoir touché de voile avant de débuter pour apprécier directement le comportement de ce nouvel engin sans apriori ni « mauvaise habitude » venue d’une autre discipline.

AH. Est-ce que c’est difficile à apprendre ?

Maxence C. A partir du moment où on répond aux critères nécessaires pour bien débuter expliqués précédemment: niveau correct de ski, petite expérience du hors-piste et envie de découvrir une nouvelle façon de glisser, l’apprentissage sera largement facilité.

La progression va ensuite dépendre de chaque personne. Mais si on simplifie l’objectif de l’apprentissage au plaisir, alors on apprend très vite en Speedriding ! Dès la première glissade, voile au dessus de la tête, on se fait plaisir et on n’oublie jamais cette première fois.

 

AH. Merci Maxence! A très vite dans les Airs!

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