Kelly Slater a t-il les moyens d’être aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 ?

Kelly Slater, l’inconnue JO 2020

Mercredi 20 décembre, la World Surf League et l’International Surfing Association ont annoncé les principes de qualification pour le surf aux Jeux Olympiques 2020, promettant la participation des meilleurs riders engagés sur le championnat du monde CT. 18 des 40 places distribuées aux Jeux seront réservées aux surfeurs de la WSL, à raison de dix places pour les messieurs et huit pour les femmes. Les 22 places restantes seront distribuées lors des ISA World Surfing Games 2019 et 2020 (une compétition remportée par Pauline Ado en mai à Biarritz, devant Johanne Defay), des Jeux panaméricains de 2019 à Lima, et deux places (une chez les hommes, une chez les femmes) pour le Japon, pays hôte des Jeux de Tokyo 2020.
De fait, Kelly Slater a t-il une chance de participer aux Jeux Olympiques ? Alors qu’il se murmure que ces Jeux pourraient, pour l’épreuve de surf, avoir lieu dans une piscine à vagues, verra t-on « King Kelly » en combi chez les nippons ? Voici le débat de la rédac’, à vous de nous dire quelle thèse vous préférez… Vous noterez un soupçon de mauvaise foi !

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Oui, Kelly Slater mérite d’être aux Jeux !

Kelly Slater représente le surf, il est le surf : onze titres mondiaux dans une carrière longue déjà de 25 ans, plus de 50 victoires sur le circuit CT, toujours présent dans le Top 10 mondial au classement final de la saison, hormis 2017 où il a raté cinq étapes sur blessure. Un premier titre mondial à 20 ans, un record, un dernier à 39 ans, autre record, Kelly Slater en impose et mérite son ticket olympique. Surfeur le plus connu du grand public, star au Japon (bon, on exagère peut-être), le Floridien incarne avec une telle puissance, une telle beauté, son sport et la surf culture, que sa présence ne ferait que du bien aux Jeux. Pour l’entrée de la discipline au programme olympique, comment se passer de cette icône, qui est au surf ce que Tony Hawk est au skate, ce qu’Albeau est au windsurf et ce que la meringue est à la tarte au citron ? De plus, génial inventeur d’une vague artificielle qui fait l’unanimité chez les riders qui l’ont testée, Kelly Slater ne peut pas rater ces Jeux, à juste titre s’ils ont lieu sur une vague artificielle ! Cela serait comme priver Bill Gates d’ordinateur : un drame, une injustice, pire une régression. Comment expliquer aux fans de surf que « King Kelly » puisse rater le rendez-vous olympique, après avoir tant contribué à l’essor de ce sport dans le monde, posé des aérials de folie ces dernières années et remporté le Billabong Pro Tahiti 2016 à plus de 40 ans ? Non, aucune crainte à avoir, Kelly Slater ne sera pas oublié des instances internationales, elles qui lui ont attribué en un temps record une wild-card, pour la saison 2018 du CT. N’est pas Slater qui veut, et s’il y en a bien un qui a le charisme pour briller aux Jeux et faire briller les Jeux, c’est bien Kelly !

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Non, Kelly Slater ne mérite pas d’être aux Jeux !

Restons sérieux trente secondes : Kelly Slater aura 48 ans bien tassés lorsque les Jeux Olympiques s’ouvriront à Tokyo, et même s’il est incontestablement une légende, il a l’âge d’être le père de John John Florence, le double champion du monde en titre ! N’est pas Kelly qui veut, certes, mais il n’a plus terminé dans le Top 3 mondial depuis 2013 (4e en 2014, 9e en 2015, 7e en 2016, 28e en 2017). Les nouvelles générations se sont désormais installées, à l’image de John John, de Gabriel Medina (champion du monde 2014, 2e du ranking 2017) ou de Jordy Smith. Par ailleurs, la WSL, l’ISA et le CIO ne vont pas sélectionner dix Américains pour faire plaisir à Slater. Tout se jouera dans deux ans, à la lumière des résultats sportifs et de la forme du moment. Et même si le Jeux se disputent sur une vague artificielle, qu’est ce qui pourrait bien garantir que Slater fasse partie du voyage à Tokyo ? S’il apparaît hors de forme, aucun doute que les instances ne vont pas prendre le moindre risque, et cette saison 2017 pourrait bien être une année charnière pour le King. Alors certes, il s’est blessé comme cela peut arriver à tout le monde, mais n’est-ce pas le signal de quelque chose d’inévitable ? Ne sentez-vous pas l’odeur de la retraite ? Kelly Slater n’est pas éternel, et il ne faudrait pas songer à l’oublier…

Alors, y sera, y sera pas ? Le Mag’ d’Adrenaline Hunter vous a donné quelques pistes de réflexion, la saison 2018 s’annonce dejà déterminante pour Kelly Slater… On lui souhaite bonne chance pour ces nouvelles échéances !

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Notre portrait de Kelly Slater

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